Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 112 – Veuve, orphelin et égo : le grand théâtre des manipulateurs qui vous prennent pour des billes

Veuve, orphelin et égo : le grand cirque des « défenseurs » qui nous prennent pour des billes

Mesdames, messieurs, chers spectateurs du drame national,
Bienvenue dans le plus grand show du kilomètre carré : « Je défends la veuve et l’orphelin » !
Entrée gratuite, sortie payante, et le spectacle se termine toujours de la même façon : nous, les veuves, les orphelins, les travailleurs, les précaires, nous payons la loge, tandis que nos « héros » continuent de se savourer dans leurs loges climatisées, avec un verre de grand cru à la main.

Le mythe du « défenseur du peuple »

Dès le premier discours, le refrain est connu :

  • « Je suis avec le peuple. »

  • « Je défends les faibles. »

  • « Je suis pour la veuve et l’orphelin. »

C’est beau, c’est touchant, c’est presque GFP (Généreux, Frappant, Poignant).
Sauf que derrière cela, il y a trois mots que personne ne prononce à haute voix :

« Mon égo. Nos amis. Notre pouvoir. »

Parce que dans la vraie vie, ce n’est pas la veuve qui compte, c’est l’image que le « défenseur » veut donner de lui-même.
Ce n’est pas l’orphelin qui intéresse, c’est la possibilité de se dire : « Regardez comme je suis gentil, comme je suis du côté des faibles. »

Et surtout, ce n’est pas le peuple qui décide, ce sont les réseaux d’amis, de copains, de fidèles, de « gens du même bord », ceux qui ne disent jamais non, ceux qui ne posent jamais de questions gênantes.

Le spectacle quotidien : dénoncer les autres, protéger les siens

Regardez bien :

  • Dès qu’un scandale touche un adversaire, nos « défenseurs » sortent le mégaphone, la caméra, les larmes de crocodile :
    « Scandale ! Inacceptable ! Révolution ! »

  • Dès qu’un scandale touche un proche, un ami, un allié, le megaphone devient muet :
    « C’est complexe. »
    « Il ne faut pas juger trop vite. »
    « C’est une affaire judiciaire. »
    « Ne succombons pas à la haine. »

C’est magique.
Le même système qui crie « justice pour tous » devient soudainement « très nuancé » quand il s’agit de ses amis.

C’est comme un juge qui dit : « La loi est égale pour tous »…
sauf pour ses cousins, ses amis, ses collègues de cocktails entre amis.

La veuve, l’orphelin et leur véritable rôle

Dans ce théâtre, la veuve et l’orphelin ne sont pas des personnes.
Ce sont des accessoires de scène.

  • La veuve, c’est le drame qui touche le cœur.

  • L’orphelin, c’est l’innocence qui fait pleurer.

  • Ensemble, ils servent à dire :
    « Regardez, je suis moral, je suis juste, je suis du bon côté. »

Mais dès qu’on arrive à la vraie question :
« Et qu’est-ce que tu fais concrètement pour eux ? »
la réponse devient floue :

  • « On travaille sur le sujet. »

  • « C’est en cours. »

  • « Il faut du temps. »

  • « C’est complexe. »

Pendant ce temps-là, l’ego du « défenseur » grandit, ses amis s’arrondissent, ses réseaux se renforcent, et la veuve, elle, continue de payer son chauffage avec des coupons de rationnement.

Les vrais enjeux : pouvoir, avantages, réseaux

Derrière les grands discours, les vrais enjeux sont simples :

  1. L’égo du « défenseur »
    Il veut être vu comme :

    • le sauveur,

    • le moraliste,

    • le juste,

    • le populaire.

    Il a besoin des médias, des réseaux, des applaudissements, des « bravo » sur les réseaux sociaux.
    La veuve, elle, a besoin de manger.

  2. Les amis, les copains, le clan
    Chaque « défenseur » a son petit cercle :

    • les fidèles,

    • les anciens collègues,

    • les donateurs,

    • les partenaires d’affaires,

    • les « gens qui comprennent ».

    Quand un scandale touche un de ces gens, le discours change miraculeusement :

    • On parle de « présomption d’innocence ».

    • On parle de « procédure ».

    • On parle de « ne pas juger dans l’émotion ».

    Mais dès qu’un adversaire touche un scandale, la présomption d’innocence devient une « excuse pour les criminels ».

  3. Le pouvoir
    Le but, ce n’est pas de défendre les faibles, c’est de rester au pouvoir, de garder les postes, les avantages, les réseaux, les possibilités de décider.
    La veuve et l’orphelin sont des outils pour :

    • gagner des voix,

    • gagner des médias,

    • gagner des sympathies,

    • et surtout, garder le pouvoir.

Le paradoxe : dire « je suis pour le peuple » et agir contre le peuple

C’est là que le paradoxe devient hilarant, voire tragique :

  • Ils disent : « Je suis pour les petits. »

  • Ils votent des lois qui pèsent sur les petits.

  • Ils disent : « Je suis pour les faibles. »

  • Ils protègent les puissants.

  • Ils disent : « Je suis pour la justice. »

  • Ils protègent leurs amis.

C’est le même mécanisme que celui qu’on voit dans d’autres domaines :

  • On dit qu’il y a des règles, mais quand il s’agit de faire passer un message politique, les règles disparaissent.

  • On peut traquer un dégouté à des kilomètres, mais un dégoûtant, c’est comme si la police était en vacances.

  • On crie « justice pour tous » sauf pour nos amis.

C’est louche, non ?
En fait, ils veulent te faire croire que tu ne peux rien y changer.
Mais c’est faux.

Ce qu’on peut faire : ne plus jouer le jeu

Il y a plein de moyens d’agir :

  • Associations de défense des droits civiques
    Rejoins des structures réelles, pas des structures piégées par les politiques.

  • Enquêtes de journalistes indépendants
    Lis des médias qui ne sont pas sous tutelle politique ou économique de ceux qui prétendent haut et fort défendre la veuve et l’orphelin.

  • Pétitions, mobilisations locales
    Signe, partage, organise-toi avec des gens réels, près de chez toi.

  • Parler autour de toi
    Secoue les consciences.
    Parce qu’ils ont besoin que tu te tais pour continuer à faire leurs combines.

Je sais bien que c’est frustrant.
On a l’impression d’être seuls face à un système qui nous dépasse.
Mais si chacun fait sa part, ça peut changer la donne.

Et toi, qu’est-ce qui te motive à agir ?
Y a des initiatives locales près de chez toi ?

Conclusion : la veuve, l’orphelin et toi

La prochaine fois que tu entends un grand discours :

  • « Je défends la veuve. »

  • « Je défends l’orphelin. »

  • « Je suis pour le peuple. »

Poses-toi trois questions :

  1. Qui profite vraiment ?
    Est-ce que c’est la veuve, ou est-ce que c’est l’ego du « défenseur » ?

  2. Qui est protégé ?
    Est-ce que c’est le peuple, ou est-ce que c’est le clan, les amis, les copains ?

  3. Qu’est-ce qui change concrètement ?
    Est-ce que la vie de la veuve s’améliore, ou est-ce que c’est juste un discours de plus ?

La veuve, l’orphelin, c’est toi.
C’est moi.
C’est le voisin.
C’est le travailleur, le précaire, le chômeur, le retraité.

Et les « défenseurs » ?
Ce sont souvent des gens qui défendent :

  • leur égo,

  • leurs amis,

  • leur pouvoir,

  • et leurs réseaux.

Alors, arrêtons de jouer le jeu.
Arrêtons de croire que les grands discours remplacent les actions réelles.
Arrêtons de penser que la veuve et l’orphelin sont des accessoires de scène.

Parce qu’au final, le vrai héros, ce n’est pas le « défenseur » qui crie sur les plateaux.
C’est toi, toi qui continues d’agir, toi qui refuses de te taire, toi qui secoues les consciences.

Toi, la vraie veuve.
Toi, le vrai orphelin.
Toi, le vrai peuple.


Clause de protection :
Cet article est une satire ironique et populiste à vocation critique et pédagogique. Il ne vise aucune personne, organisation ou parti en particulier, mais dénonce un comportement généralisé d’hypocrisie politique et sociale. Les situations décrites sont des généralisations à visée satirique, pas des faits précis attribués à des individus nommés.

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